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Historique de l’occupation du Domaine Paul Ducournau

Dernière mise à jour : 24 juil. 2020

En réponse à l’article du Jeudi 2 Juillet 2020 concernant l’association "Airborne 64"

L’emprise foncière de 60 ha du terrain militaire a été acheté en 2005, les deux bâtiments restants, conservés par l'armée, étaient des hôtels- cadre, permettant de loger les sous-officiers du 1er RCP,  comprenant 40  chambres sanitaires.


En 2012, à la demande d'une nouvelle association "Airborne 64", la municipalité a établi une convention d'occupation de la parcelle située derrière les services techniques, sur laquelle figurent encore 2 petits bâtiments et des grands murs en béton, une fosse mécanique (utilisée par des riverains).  Cette parcelle n'a pas fait l'objet de démolition dépollution sélective, dont le montant s'élevait à 500.000 euros, devis établi par la SEPA, organisme compétent.


Au  PLUI,  cette parcelle est une zone tampon, située entre deux zones potentiellement constructibles.

Un grand nettoyage a été nécessaire, en partenariat avec les responsables des services techniques. L’enlèvement des végétaux jetés, des bidons, des pièces auto, de l'huile de vidange et des pneus.

Pour recevoir l'association caritative KOALA et recueillir des fonds au profit des enfants malades, l'association  Airborne 64 avait créé, sur cette parcelle, une zone d'accueil permettant de recevoir des joueurs d'airsoft, en aménageant  une série de box en bois de structures  légères.  Le jeu consistait  en des tirs  de simulation  militaire avec des  projectiles    de  billes de  6 mm biodégradables. 


Un administré situé à l'ouest de la parcelle, actuellement adjoint, se plaignait des nuisances sonores. Après contrôle, il s'est avéré que les lieux étaient investis par la BAC pour des entrainements, par de nombreuses personnes pour des festivités, mais aussi par des entreprises travaillant sur les toits des nouvelles constructions pavillonnaires.


Après concertation avec les élus,  Airborne 64 a été délocalisée sur la parcelle nord, derrière l'usine API 2, l’ancienne station d'épuration avec à proximité 2 stands de tirs, datant de l'occupation de l’armée, un autre stand de tir se trouvant au niveau du centre équestre.  Cet espace a été entièrement nettoyé par l’association.  Cette zone a fait office de dépôts sauvages réguliers d’immondices ménagés, de gravats, de pneus et seule l’association nous alertait et s’occupait de rendre praticable les lieux.


En 2013, un premier contact, par l’intermédiaire du président de l’association "Airborne 64", avait été pris avec le Lieutenant-Colonel assurant la responsabilité des bâtiments militaires, afin de connaitre l’objet de leur conservation. Plusieurs projets de réhabilitation n'ont pu aboutir car la structure des bâtiments ne correspondait déjà plus aux normes. Un permis de construire de 14 garages avait été déposé en mairie, et retiré.


Ces bâtiments ont alors été mis en vente aux Domaines de France, l'armée souhaitant se défaire de  plusieurs de ses actifs militaires, délaissés depuis des années.

Le 19 mars 2014, la municipalité s'est positionnée, par une délibération du conseil municipal, pour les acquérir, par  l'intermédiaire de l'Etablissement Public Foncier Local Béarn Pyrénées (EPFL).

Le 25  janvier 2016  l'EPFL, a assuré l'acquisition et le portage sur 6 ans, pouvant aller jusqu'à 8 ans, au taux de 2% de cet ensemble immobilier de 8.940 m2.  Il en est habilité pour  le compte des collectivités, pour toute opération au sens de l'article L.300-1 du code de l'urbanisme soit jusqu'en 2022, avec un reliquat de 127.000 euros.

   

L'EPFL a donc établi une mise à disposition des biens, par convention, pour les besoins de la commune. La municipalité a alors permis à "Airborne 64" d'occuper un des bâtiments, le temps du portage, pour les besoins de l'association. En effet, elle s'est toujours portée volontaire pour assister la municipalité dans diverses manifestations publiques et entretiens du local et des espaces forestiers de l’ancien camp.


De 2014 à 2020, les deux adjoints ayant la délégation des associations et les deux ayant la délégation du budget, se devaient de rencontrer chaque année ces associations pour faire un point sur leur activité et leur budget.

Je souligne que l’association "Airbone64" n’a jamais fait de demande ni même eu de subventions communales. Les bâtiments ne disposant d’aucun confort (pas d’électricité, d’eau courante, vitres cassées…), elle a œuvré à rétablir le minimum nécessaire, et ce, à leur frais depuis octobre 2019. En échange de bons procédés et en bon soutien, la municipalité se doit d’apporter et d’assurer un cadre propice au développement des associations fédératrices.